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I - Vaudeville
a) origine clara
b) Caractéristiques agathe
c) intrigue aude 

d) exemples de pièce  : agathe ?
II - Mélodrame
a) origine clara
b) caractéristiques Agathe 
c) intrigue Aude 
d) exemples de pièce et auteurs connus aude



MÉLODRAME ET VAUDEVILLES

Le vaudeville et le mélodrame sont tous les deux des "théatres de circonstances".Joués sur des scènes privées, c’est-à-dire soumis à la concurrence et au gout du public, les deux genres ont tour à tour célébré l’Empire, fêté le retour des Bourbons, acclamé la monarchie de Juillet et dénoncé les injustices sociales que ces régimes ont créées. Ils ont réorienté leurs thèmes et leur éthique en fonction des soubresauts de l’opinion. Le vaudeville est une comédie légère construite sur des malentendus tandis que le mélodrame est un drame populaire caractérisé par le pathétique, le sentimentalisme et des situations invraisemblables

Sommaire :
I- Le Vaudeville
   A- Ses origines et son histoire
   B- Ses caractéristiques
   C- L'intrigue 
   D- Auteurs célèbres et exemples de pièces

II- Le Mélodrame
   A- Ses origines et son histoire
   B- Personnages
   C- L'intrigue
   D- Auteurs célèbres et exemples de pièces



I- le Vaudeville

Un vaudeville est une comédie sans intentions psychologiques ni morales, fondée sur un comique de situations. C'était, à l'origine, un genre de composition dramatique ou de poésie légère, généralement une comédie, entrecoupée de chansons ou de ballets.

a) Origine :
Le mot " vaudeville" dont l'étymologie est incertaine, désigne à l'origine et jusqu'à la fin du XVIIème siècle  non pas un genre théâtral mais un type de chanson populaire, caustique et grivoise, né à la fin de la guerre de Cent Ans et dont la création est généralement attribuée à Olivier Basselin. 
Claude Magnier, auteur d'Oscar, parle du vaudeville et de l'écriture théâtrale en 1972  il évoque l'origine du vaudeville :
"Au XVͤsiècle, un ouvrier de Vire composa des chansons satiriques qu'il alla chanter 
de village en village dans le val (ou vau) de Vire. Ses chansons devinrent vite populaires 
et on les appela '"Les Vaux de Vire". Ce nom fut attribué par la suite aux chansons 
satiriques de ce genre. Plus tard, on les intercala dans des pièces de théâtre, 
et tout en s'éloignant de son lieu d'origine, le "Vau de Vire" devint le Vaudeville."

   Puis, lorsque les Comédiens Italiens à la fin du XVIIème siècle  et après eux les auteurs du théâtre de foire (Lesage, Fuzelier) se mirent à introduire des airs chantés dans leurs spectacles, ils donnèrent naissance à la « comédie en vaudeville », abrégée ensuite en « vaudeville ». Le genre, dont la caractéristique principale est la présence, des couplets chantés entrecoupant des scènes parlées, s'imposa après la Révolution. Les couplets étaient de proportion variabe. Le théâtre du Vaudeville est crée en 1792. Il fut très prisé tout au long du XIIème siècle, avec en particulier les œuvres de Vadé, de Sedaine et de Favart. 
   À partir de la fin du XIXe siècle, le vaudeville devient un genre théâtral caractérisé par une action pleine de rebondissements, souvent grivoise. Il connait son apogée lors de ce siècle où il bénéficie de l'avènement d'un public bourgeois dont la forte demande de divertissement et de légèreté n'est pas satisfaite par la « comédie sérieuse » en 5 actes et en vers. Il se diversifie (H. Gidel distingue le « vaudeville-anecdotique », tiré d'un fait divers, du « vaudeville-farce »), et se métamorphose : jusqu'alors essentiellement fondé sur les calembours et les numéros d'acteurs, dépourvu de véritable intrigue, le vaudeville se dote avec Eugène Scribe d'une construction rigoureuse et savante, rythmée par les quiproquos et les coups de théâtre, on parle de  « pièce bien faite ».  A partir de la loi de 1864 sur la libéralisation des théâtres, les auteurs de vaudevilles ne sont plus contraints à donner une dimension musicale à leurs œuvres. Une profonde mutation de ce genre survient alors  et il tend fortemement vers la comédie de moeurs.Le vaudeville gagne ses lettres de noblesse avec Eugène Labiche et Georges Feydeau, qui parachèvent l'évolution amorcée par Scribe. Avec eux, le vaudeville conserve une certaine spécificité. Il devient une merveille de mécanique théâtrale, dont l'éblouissante virtuosité ,comme dans la subtilité de construction de l'intrigue, la multiplication des quiproquos ou encore l'enchaînement frénétique des situations loufoques, n'exclut pas la puissance corrosive dans la mise à nu des mensonges et des conventions sociales . Cela suscitera l'intérêt des grands metteurs en scène contemporains pour ces deux auteurs, longtemps considérés par les intellectuels comme les parangons du théâtre petit-bourgeois de pur divertissement. Au XXè siècle, le vaudeville s'affaiblit et se confond avec le théâtre de Boulevard, sans pour autant perdre les faveurs du public.


b)
 Mise en scène :
Le lieu est unique, couramment un salon, mais tout lieu de passage peut prêter au vaudeville : (grange, pont d’un bateau, grotte..) le principal est qu’il n’y ait pas de changement de lieu.
Le lieu a au moins deux accès.
Le vaudeville consiste en un va et vient incessant de personnages. Les personnages sont à deux sur scène en même temps, rarement plus, ils se croisent et se recroisent afin de favoriser les quiproquos.
Les personnages :
Les personnages sont stéréotypés : le cocu, le mari stupide, le bel homme, la femme légère, l’ingénue etc...
Cette forme de comédie révèle la bourgeoisie triomphante et prospère de la fin de 19ème siècle.
Le personnage de Vaudeville se définit d’abord par sont titre ou sa fonction. Le but est de cibler une catégorie sociale (Bonne, commandant), un corps de métier (commissaire, secrétaire…) ou une place dans la famille (Mari / Épouse / Amant).
A chaque fonction se trouve attaché un ensemble de caractéristiques convenues, ce qui facilite le décryptage des situations par le public.
Les rôles principaux :
 Les vaudevilles montrent le bourgeois comme un faiseur d'argent, un ambitieux ventripotent dont les rêves d'ascension sociale se teintent d'une incurable sottise et de préjugés indémontables. Ces travers sont stigmatisés par les vaudevillistes qui feront du bourgeois un personnage stéréotypé, à mi-chemin entre le provincial indécrottable et le coureur parisien, un personnage qui agite beaucoup d'air autour de lui pour sauver sa réputation à tout prix alors qu'il se débat dans des aventures peu glorieuses de cocufiage et d'adultère.


c) l'intrigue
La particularité du vaudeville est de construire une intrigue à partir d'un fait divers emprunté à l'actualité. Le vaudeville s'empare de tous les faits divers : modes et rumeurs qu'il oriente vers la satire sociale. Les vaudevilles reposent très fréquemment sur une intrigue amoureuse avec beaucoup de rebondissements inattendus, d'hasards extraordinaires et de quiproquos.



d) Auteurs connus & oeuvres :

-Eugène Scribe
Né à Paris, le 24 décembre 1791. Il est un des plus grands auteurs dramatiques ; il eut de nombreux collaborateurs. Son Théâtre complet forme 20 volumes, dont 10 de comédies-vaudevilles, 3 de comédies, 2 d’opéras et 5 d'opéras-comiques ; il écrivit aussi des ballets et des romans. Élu à l'Académie française le 27 novembre 1834. Il est mort le 20 février 1861.
> exemple d'oeuvre : L'Héritière (1823)
Un homme déjà âgé mais riche, M. de Gourville, veut se marier. Il cherche en outre à placer son neveu (Gustave) qui lui n'a pas un sou. Agathe à laquelle il avait d'abord songé pour lui-même, pourrai bien épouser Gustave, mais elle n'aime pas les jeunes gens. Après quelques péripéties, Gourville parvient à arranger les mariage entre Agathe et son neveu. Tout se termine par la promesse d'une union heureuse et d'un héritage substantiel.
-Eugène Labiche
Né à Paris, le 6 mai 1815.
Romancier et surtout auteur dramatique comique, il écrivit, seul ou en collaboration, une centaine de pièces de théâtre pour le Palais-Royal, les Variétés, le Vaudeville, le Gymnase, etc. Il fut élu à l'Académie française le 26 février 1880.Il est mort le 22 janvier 1888.
>exemple d'une oeuvre : Le Voyage de Monsieur Perrichon (1860)
M. Perrichon part en voyage avec sa femme et leur fille Henriette. Daniel et Armand les suivent en espérant obtenir la main de Henriette. Armand sauve la vie de Perrichon, qui ne lui est que peu reconnaissant. Daniel comprend la vanité du père et s'arrange pour que celui-ci lui sauve la vie à son tour. Perrichon s'attache alors à Daniel car l'avoir sauvé flatte son orgueil. De retour à Paris, Perrichon est provoqué en duel par le commandant Mathieu, car il l'a insulté à travers un message dans l'auberge où il était en voyage. Il tente d'échapper au combat tout en gardant sa fierté. Armand fait emprisonner le commandant pour aider. Perrichon, mais il est libéré. Le père en veut alors à Armand alors qu'il ne fait que l'aider. Henriette aime Armand, mais Perrichon préfère Daniel par vanité.
-Georges Feydeau
Né à Paris le 8 décembre 1862 et mort à Rueil-Malmaison le 5 juin 1921, est un auteur dramatique français, connu pour ses très nombreux vaudevilles. Il renouvelle la forme du vaudeville, par la précision mécanique des situations (chiquenaude initiale, quiproquos, rebondissements en cascade...), jointe à l'efficacité cocasse de son style. 
>exemple d'une oeuvre : Le Dindon (1896)
Le Dindon, c'est l'histoire de Lucienne Vatelin, une femme honnête et fidèle, qui aime son mari Crepin qui lui suffit. Elle ne consentira à prendre un amant si, et seulement si, elle surprenait son mari dans les bras d'une autre, aux grands désespoirs de ses deux soupirants, Pontagnac et Rédillon. Malheureusement pour eux, Vatelin semble être la fidélité incarnée. Or, son ancienne maîtresse, Maggy Soldignac, arrive subitement de Londres pour raviver une flamme que Vatelin pensait laissée de l'autre côté de la Manche. Devant la froideur de Vatelin, elle menace de se tuer s'il ne lui accorde pas ses faveurs dans une chambre d'hôtel qu'elle a louée pour l'occasion. Piégé, il se confie à son "ami" Pontagnac, qui s'empresse de prévenir Lucienne. Entre temps, Mr Soldignac apprend à Vatelin qu'il vient à Paris pour surprendre sa femme en plein adultère avec son mystérieux amant, qui n'est autre que Vatelin lui-même. S'en suit une multitude de péripéties, de confusions, de rebondissement, de femmes cachées dans le placard, de maris empêtrés, et tout cela dans une seule chambre d'hôtel. Lucienne croit surprendre son mari dans le lit d'une autre, Pontagnac se voit accusé de deux adultères avec des femmes qu'il ne connait pas. Lucienne se rend chez Rédillon pour accomplir sa vengeance, puis change son fusil d'épaule en choisissant Pontagnac comme vengeur. Finalement, Vatelin est pardonné, Lucienne rassurée, Rédillon fatigué... et Pontagnac est le dindon.


II-Mélodrame

.Le mélodrame, du grec μέλος = chant ou musique + δράμα = action théâtrale, est un genre théâtral dramatique et populaire, qui signifie étymologiquement drame avec musique très populaire au XIXème siècle, se caractérisant par des situations invraisemblables et des personnages manichéens (bons contre méchants).


a) origine:

La formation du genre du mélodrame est principalement liée au contexte socio-politique du XVIIIème siècle puisque 1798 marque un grand tournant dans l histoire française : la Révolution. A cette époque le mot mélodrame désignait un monologue entrecoupé de phrases musicales et peu à peu ce mot est utilisé pour les pièces dont la musique était un soutien important à l'effet dramatique. Un changement de mentalités s'opère suite à la chute du régime de Robespierre, puis le coup d'état du 18 brumaire participe à la création de ce genre. En effet , les citoyens , et plus particulièrement le public parisien sont  profondément marqués par ces années mouvementées , de terreur. La Révolution a quelque peu effacé certaines valeurs morales et religieuses et c'est par le théâtre que le public cherche une façon de voir un avenir rassurant . L'intervention de l'histoire dans la vie concrète des hommes de la rue et le droit nouveau du tiers état aux privilèges de la culture étendent ainsi le champ d'action du théâtre.

Le mélodrame est donc un genre théâtral populaire. Il tient du roman noir auquel il doit son goût de la terreur et des effets pathétiques, qu'il accentue. Ses rapports avec le drame bourgeois sont rendus évidents par la présence de personnages bourgeois et populaires, par ses tendances moralisatrices, et plus encore peut-être par son goût du visuel, du « tableau ». Comme l’indique son nom, la marque distinctive apparente du mélodrame consiste à réunir le chant, la mélodie, à l’action dramatique. Ce n’est pas toutefois le drame en musique, définition qui conviendrait plutôt à l’opéra ; c’est le drame escorté seulement et soutenu, au besoin, par la musique.
Le mélodrame a, comme la comédie italienne, son cadre donné d’avance et ses personnages obligés, et l’on concevrait qu’il fût, comme la commedia dell'arte, une matière à improvisations
.Les caractéristiques de ce genre sont l’exagération des effets et l’uniformité des procédés où la grandiloquence, l’emphase et l’outrance du jeu et de la mise en scène, les effets de machineries (pour les inondations, incendies, éruptions volcaniques, etc.) sont au service d’intrigues morales où des innocents persécutés sont sauvés par un noble héros.Ce genre de composition dramatique met en scène une succession de malheurs où les sentiments sont exagérés, parfois au détriment de la vraisemblance de l’intrigue.

b) 

personnages
Le mélodrame a recours à un système de personnages quasi invariable. Le traître et l'innocent(e) persécuté(e) en sont les types obligés, auxquels s'ajoutent le père noble, le personnage mystérieux et le niais. Cheveux noirs, regard sombre, voie caverneuse, le traître est reconnaissable à son jeu stéréotypé et au motif musical qui, joué à l'orchestre, précède son entrée en scène. Froçat ou étranger, il est détenteur d'un secret qui compromet l'héroîne du mélodrame "bourgeois" ; conspirateur ou tyran sanguinaire, il multiplie les machinations visant à confondre l'héritier légitime du trône, héro du mélodrame "historique". Accompagné de ses acolytes —les troisièmes couteaux—, le traître ets le pivot de l'intrigue. Démasqué dans la scène finale, il sort entre deux gendarmes ou est anéanti par une catastrophe naturelle. L'innocence persécutée, quant à elle, est personnifiée sous les traits d'une femme ou d'un enfant. Son jeu est également codifié. Adoptant les attitudes propres à son emploi — à genoux, les mains serrées sur les tempes, le regard implorant tourné vers le ciel —, elle bénéficie toujours d'une scène monologuée au cours de laquelle elle exprime son désespoir. À côté des ces deux types interviennent le père noble, mari ou père aux valeurs conservatrices, dont le rôle est de dispenser des sentences morales, et le personnage mystérieux qui, doué d'ubiquité, surgit de façon inopinée à la fin de la pièce pour innocenter la victime. Enfin, le niais, figure incontournable du mélodrame jusque dans les années 1820, est le véhicule du comique. Paysan ou soldat, il est le personnage principal des scènes burlesques que les mélo-dramaturges placent juste après les épisodes violents, de manière à créer une rupture brutale entre deux registres émotionnels qui s'opposent radicalement.


c) intrigue
Sous l'Empire de la Restauration, l'intrigue mélodramatique suit deux inspirations. D'un côté, le mélodrame "bourgeois" exploite les drames de famille : mariages forcés, déshonneurs, enfants perdus ou illégitimes ; de l'autre, le mélodrame "historique" privilégie l'héroïsme en plaçant au cœur des intrigues des histoires de complots, de pouvoirs légitimes menacés ou usurpés. Malgré cette distinction, le mélodrame  présente un canevas rigide. Le premier acte sert d'exposition. Il s'agit, par exemple, de présenter une famille d'apparence harmonieuse mais dont l'un des membres cache un lourd secret, ou de montrer une femme retenue prisonnière depuis l'enfance qui entreprend de lever le voile sur son passé obscur. Tout l'intérêt de la situation dramatique réside dans sa capacité à développer la thématique de la persécution. L'intrigue mélodramatique obéit à une dynamique rigoureusement rédigée : le long crescendo pathétique, scandé par des épisodes violents, se voit brutalement interrompu par la reconnaissance, scène finale obligée de tout mélodrame. La reconnaissance qui intervient toujours sous l'action de la Providence, puissance métaphysique qui rétablit l'ordre en rétribuant les hommes à leur juste valeur, provoque un retour de l'intrigue au point zéro, avant que le persécuteur n'ait commencé d'agir. Les secrets de familles sont dévoilés, expliqués et pardonnés ; l'harmonie sociale est rétablie une fois le mal éradiqué. On est en présence d'une conception religieuse du monde qui signe le triomphe des bons sur les méchants.
Le mélodrame, qui n’eut longtemps que trois actes, se découpe en tableaux successifs marquant d’une façon tranchée les situations et les péripéties. Son sujet est d’ordinaire quelque fait monstrueux, historique ou imaginaire, médité dans l’ombre, préparé par des manœuvres criminelles et sur le point d’être accompli par d’odieuses violences, lorsque, au dernier moment, un coup providentiel arrache la victime à son bourreau ou l’esclave au tyran, déjoue et punit le crime, sauve l’innocence et récompense la vertu.


d) auteurs célébres et oeuvres

René-Charles de Pixerécourt (1773-1844) surnommé le "Corneille des Boulevards", est l'un des maîtres du mélodrame.
Une oeuvre de Pixerécourt :
Les Ruines de Babylone, ou le massacre des Barmécides (1810)
Les Ruines de Babylone ont été l'un des grands succès de Pixerécourt. Joué à partir du 30 octobre 1810 au Théâtre de la Gaîté, ce mélodrame "historique" a connu 300 représentations à Paris et 600 en province. Le sujet est tiré d'un chapitre des Mille et Une Nuits qui traîte du massacre des Barmécides, commandé en 803 par le calif Haroun-al-Raschid. Ce dernier a pour ami Giafar, descendant de la famille des Barmécides, qu'il nomme vizir et le marie à sa soeur, Zaïda, en le faisant promettre de vivre avec elle dans la chasteté. Un étranger ne saurait en effet mêler son sang à celui d'une descendante de la famille des Abbassides. En dépit de l'interdiction, un enfant naît de cette union et Zaïda, prétextant un pèlerinage à La Mecque, accouche dans le plus grand secret. Mais le calife fini par apprendre l'existence de l'enfant, Naïr. Furieux, il ordonne la mort de Giafar et de toute la famille des Barmécides. Puis, il fait chasser du palais sa propre soeur.

Victor Ducange, né en 1783 et mort en 1833 à Paris, est un romancier et auteur dramatique français.
> Oeuvre célèbre : Trente Ans, ou la vie d'un joueur (1827)
La pièce présente trois étapes de la vie d'un couple. Georges de Germany perd au jeu l'argent destiné à acheter un collier pour Amélie qu'il s'apprête à épouser. Influencé par Warner, il commet un vol. Quinze ans plus tard, après avoir perdu au jeu la dot de sa femme, Georges rentre chez lui, ou il surprend celle-ci avec Warner qui cherche à la séduire. Pour se disculper, Warner rejette la faute sur Rodolphe que Georges assassine. Longtemps après, pour nourrir sa famille, Georges tue un voyageur afin de lui voler son argent.



Il suffit de remplacer ‘«’ ‘ vaudeville ’» par ‘«’ ‘ mélodrame ’» et la référence à la ‘«’ ‘ gaieté ’» par le ‘«’ ‘ pathétique ’» pour adapter très facilement cette analyse à la situation du mélodrame.